09/03/2009

Pas de livres sans libraires

 

tropismes

Quel est le rôle des libraires? Prépondérant, indispensable! Quand je dis "libraire", je pense avant tout à une personne, un lecteur, qui a ses coups de coeur, des goûts personnels, une formation à la lecture et l'expérience, le talent de communiquer ses lectures à ses clients. Prenez par exemple Martine, cette libraire française, qui a écrit une superbe critique sur mon livre ici! Quel bonheur d'avoir l'avis d'une libraire!!

Cette semaine, lors de la Foire du livre de Bruxelles, j'ai croisé tellement de lectrices qui disaient 'je suis allée acheter votre roman chez mon libraire'... en citant Tropismes, La Licorne, Libris ou encore Filigranes, des libraires qui savent exactement de quoi elles/ils parlent quand on leur pose une question ou quand on demande simplement: que me conseillez-vous?

Par contre, un incident m'a moins fait sourire. Lors de ma séance de signature samedi dernier, un de mes lecteurs me demande de signer Les Minutes célibataires. Il s'approche de moi et me dit gentiment: "j'ai acheté votre livre à la Fnac. Et vous savez combien je l'ai payé? Trois euros de plus!!!" Surprise, je lui dit que le prix de mon livre est 12 euros (c'est marqué au dos). Il a posé la question à un libraire de la Fnac qui lui a rétorqué de but en blanc: "Monsieur, ce prix est normal, cet éditeur (Luce Wilquin) est français!" Raah, quelle bêtise! Luce Wilquin est une éditrice belge et de surcroit, aucune raison que la Fnac rajoute 3 euros au prix indiqué en Belgique. Le hasard fait que, dans les allées, passait par là une adorable jeune femme qui travaille à la centrale des ventes à la Fnac. Elle a rebondi sur la conversation et m'a promis de rectifier cette erreur dans son listing. Merci à elle!

Il y a libraire et libraire, il y a aussi des erreurs dans les milliers d'étiquettes collées au dos des livres. Pour conclure, j'ajoute que mon truc anti-spleen c'est d'aller humer l'air du temps dans les rayons des librairies et de feuilleter les nouveautés côté Littérature chez Filigranes. Que ça fait du bien de tendre l'oreille et d'écouter les conseils de Marianne, qui transmets sa passion sans faiblir depuis des années...

Et vous, quel est le libraire chez qui vous aimez flâner ?

 

14/02/2009

Videomo, book trailer et dérision féministe

 

videomo1
A propos des "videomos"
Cherchez dans Google le mot "videomo" et vous tombez sur... des sites pornographiques réservés aux gays. En cherchant plus loin, dans les informations disponibles lors des conférences de la TOCCON à New York, j'ai trouvé intéressante l'initiative lancée par un éditeur de littérature féminine spécialisée en "romance" et érotisme. En parcourant le site de cette éditrice américaine, Smartbitches,  je découvre l'utilisation qu'elle fait des videomos pour la promotion de ses livres en ligne.

"Videomo" est un mot valise composé de vidéo et de promo. Proche du book trailer en somme. Le site Smartbitches ("les fines salopes") s'amuse à pasticher les fameux book trailers en vogue dans le milieu de l'édition américaine et dont je m'applique ici à étudier l'impact. Dans leurs bandes-annonces de livres, les Smartbitches manient l'humour, la dérision et invitent "celles qui dépriment" à plonger dans l'"univers fabuleux" de la romance et du sexe pour les vilaines filles qui ne pensent qu'à ça (je cite).

Concours de videomos en ligne
Sur son site, l'éditrice organise  un concours de videomos: "Smart Bitches Love Trashy Books Videomo"! Les visiteurs peuvent voter pour la meilleur bande-annonce visible sur YouTube. La finale aura lieu ce samedi 14. L'ensemble des videomos postées via un player YouTube fait sourire: ce sont des montages de clichés vintage avec soutien-gorges pointus et tailles de guêpe à la pelle. Des chromos puisés dans l'imagerie de l'édition dite féminine et légère (frissons, désir, sexe, larmes, jalousie, tromperie...).

Pensez aux collections Harlequin, fermez les yeux et imaginez quelques scènes d'un monde peuplé d'infirmières moulées dans leur tuniques blanches, humectant leurs lèvres face à un joli docteur... Celle-ci, réalisée avec peu de moyens, reprend le thème de la femme de chambre malhonnète (vue 1000 fois sur YouTube):
http://www.youtube.com/watch?v=pl9Tg6CDxTI

Un indicateur statistiques
L
e nombre de vues de ces vidéomos n'est pas très élévé en général, (moins de 1000 chacune à ce jour) comparé à celles de la vidéo de mon livre que j'ai lancée il y a 17 jours et qui a déjà été vue 6915 fois.

Ce qui m'amuse, c'est que ces Américaines en sont à pratiquer le pastiche du book trailer alors que la plupart des francophones doutent (ou ignorent) de l'intérêt de l'utilisation de la bande-annonce pour promouvoir la sortie d'un livre. Ceci dit, beaucoup de messages reçus dernièrement de la part de blogueurs-écrivains qui disent vouloir tenter la même expérience pour lancer leur bouquin... De l'énergie, de la volonté, un peu de créativité, pardi!

02/02/2009

Comme un lundi sur La Première

Chouette!

Ce matin sur la Première chaîne radio de la RTBF, dans sa liste de liens, le journaliste Damien Van Achter évoquait la bance-annonce de mon livre "Les Minutes célibataires". Cliquez ici si vous voulez l'écouter. 

Un auditeur de l'émission signalait (dans un commentaire sur le site) que "La plupart des éditeurs américains (Random House, Workman Publishing, Bantam Dell, ...) utilisent le procédé depuis 2006". 

A ceci je réponds: Bien sûr, les Américains ont tout compris en matière de promotion littéraire! L'image est un support pour le livre et la diffusion sur Internet un canal gratuit et efficace. C'est en voyant des trailers sur Amazon que j'ai eu l'envie de créer ma bande-annonce de livre. En France, l'été dernier, deux ou trois éditeurs ont eu l'idée de financer des bandes-annonces pour des romans. En Belgique, jusqu'à présent, à ma connaissance, il n'y avait pas encore eu de production de ce genre avec les moyens qu'utilise le cinéma (technique, casting, décor, etc).

makingof

J'insiste: cette initiative est la mienne, et non celle de mon éditeur ;-) Peu de maisons d'édition belges ont les moyens de produire une bande-annonce ou l'envie de consacrer un budget à cela. Idem au Québec, comme vous le lirez dans mon billet précédent. Dans d'autres disciplines, de plus en plus d'artistes, musiciens, plasticiens, chorégraphes, utilisent les outils mis à disposition par la Toile pour soutenir leur projet artistique. Il est temps que l'édition francophone exploite elle aussi les possibilités offertes par la Toile. Pourquoi s'en priver?

25/01/2009

Blog imprimé : sauver les journaux ou les tuer ?

Aux Etats-Unis, l’entrepreneur Joshua Karp lance Printed Blog.
Un journal gratuit de 6 pages en version papier, alimenté par le contenu de blogs. Lancement le 27 janvier à Chicago et à San Francisco.

Adieu aux reporters, trop chers
Une équipe rédactionnelle composée de blogueurs, une illusion ? Pour l’instant, 300 blogueurs recensés comme « experts » dans un  domaine particulier ont déjà accepté de collaborer à ce journal en offrant du contenu agrégé de leur blogs : articles, photographies, musique…  Chaque numéro devrait être publié deux fois par jour à 1,000 exemplaires.

Partage de revenus avec les fournisseurs de contenu
Selon le business model, les fournisseurs de contenu devraient être rétribués grâce au partage des revenus publicitaires. Les annonceurs devraient suivre, étant donné que ce journal est « hyper-local », assure le directeur.

Jamais plus sans les Communautés
Pour la promotion de Printed Blog, les plateformes communautaires ont été activement mises à contribution : Twitter, Flickr, MySpace, Facebook… D’autre part, les utilisateurs du site theprintedblog.com pourront, à terme, élire les blogs dont ils veulent voir le contenu publié.

En ces temps de crise, qui n’épargne ni la presse payante, ni les journaux gratuits, cette initiative étonne les plus sceptiques. Mais Joshua Karp s’affirme optimiste : « Printed Blog est une expérience. Avec la production à coût réduit, les risques sont limités. » En d’autres termes, mieux vaut vivre « une expérience basée sur un nouveau modèle économique que de ne rien entreprendre du tout.

Qui fera de même en Belgique ou en France ?

Du blog au papier : L'autofictif d’Eric Chevillard

Quand un blog d’écrivain devient livre
Il y a quelques jours, sur son blog L'autofictif, Éric Chevillard annonçait la publication de son journal constitué d’aphorismes en livre : "Les 328 premiers billets de L'autofictif, publiés entre le 18 septembre 2007 et le 17 septembre 2008, sont désormais disponibles en librairie comme cela se faisait jadis".

Titre du livre : "L’autofictif. Journal 2007-2008", éditions Arbre Vengeur, 256 pages, 2009.

Et l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages d’ajouter, avec l’humour qu’on lui connait : «(…)J’ai ouvert un blog, quel vilain mot, j’ai donc ouvert un vilain blog et je lui ai donné un vilain titre, plutôt par dérision envers le genre complaisant de l’autofiction qui excite depuis longtemps ma mauvaise ironie. Rapidement j’ai pris goût, et même un goût extrême, à cet exercice quotidien d’intervention dans le deuxième monde que constitue aujourd’hui Internet et à ces petites écritures absolument libres de toute injonction. »

22/01/2009

Liège: Première rencontre pour la sortie de mon livre

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Aaaah! Liège!

Ville de mes ancêtres (ma famille paternellle vient de Liège) que je porte dans mon coeur. Cité sympathique, berceau de pépites artistiques, terre de poètes et d'écrivains. Etape symbolique dans mon parcours: en 2004 j'y ai publié mon premier roman La robe de mariée aux éditions Le Fram.

C'est donc avec un plaisir particulier que j'irai présenter mon nouveau livre Les Minutes célibataires aux éditions Luce Wilquin, lors d'une soirée à Liège.

La date: le 13 février 2009. Pour en savoir plus et réserver votre place, toutes les infos sur le site du Fram qui organise cette soirée-dîner pré-Saint-Valentin.

Au programme: "Minutes célibataires pour robe de mariée"

Dès 18h30: table d'hôtes délicieuse (10 euros sur réservation)
20h: présentation des "Minutes célibataires" et de "La robe de mariée"  de Valérie Nimal par l'écrivain Véronique Janzyk. Entrée libre!

Faites-moi signe si vous venez à cette soirée. J'ai hâte de vous y rencontrer!

17/01/2009

Dernières épreuves, journalistes et toujours Facebook

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Il y a quelques jours, Luce Wilquin, mon éditrice, m'a avertie que certains journalistes ont reçu mon livre avant même qu'il ne soit imprimé, sous forme d'épreuves reliées. Pour des questions de délai d'impression dans un magazine (mensuel ou trimestriel par exemple), le fait de pouvoir lire un livre avant qu'il ne sorte leur permet de prendre le temps et de planifier comme bon leur semble une éventuelle recension...

Ainsi, envoyée par Milady hier sur Facebook: cette photo.
Hélène, la rédactrice en chef de Lou magazine venait de recevoir "Les Minutes célibataires" en service de presse et s'apprêtait à lire mon livre le soir même. Elle a publié cette photo sur sa page Facebook ! Merci ;-)

13/01/2009

Romans audio à télécharger sur téléphones portables

Au Japon, l'édition et la vente de livre connaissent des changements importants, depuis quelques années, lesquels peuvent nous apprendre beaucoup de choses. Parmi les romans qui se sont les mieux vendus, en 2007 cinq du top dix ont été diffusé via des téléphones portables ! Ce sont pour la plupart des livres écrits par des étudiants et destinés à être lus sur des téléphones.

Ils sont rédigés en courts chapitres, lus de manière rapide dans les transports en commun. Je me souviens d’avoir lu plusieurs article sur ce phénomène dès 2006 sur ce blog.

Le tout premier roman du genre a été écrit par un certain Yoshi au Japon en 2003 : Deep Love, l’histoire d’une prostituée à Tokyo. Succès phénoménal qui par la suite a donné naissance au livre en version papier, édité à 2.6 million d’exemplaires et exploité ensuite sous d’autres formes de médias. Aujourd'hui, le "roman cellulaire" est devenu populaire en Chine où les GSM peuvent lire entre 1,000 et 2,000 mots.

A l’époque, en 2004, je rêvais de proposer mes histoires sonores, Les Minutes célibataires, à l’opérateur belge Proximus… Je me souviens qu’une étudiante de l’ERG (école artistique belge) avait eu l’idée d’une cabine téléphonique où, quand on décroche le combiné, on entendait une voix raconter des histoires, comme Les Minutes célibataires… Une idée extra ;-)! Caroline Dath elle s'appelait.

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A quand l'invasion sur nos ondes belges, françaises, européennes? A quand les opérateurs qui offrent des minutes d'histoires susurées à vos oreillettes?

12/01/2009

Un roman interactif via Twitter

Toujours à propos de la diffusion de l'écrit sur Internet:

Lu sur l'excellent blog La Feuille: "Un roman interactif via Twitter". Découpé en courts chapitres, il est signé Thierry Crouzet, blogueur et écrivain. Une initiative à suivre...

 

10/01/2009

Déclin du livre papier, renaissance sur le web

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Lu dans Le Monde des livres de vendredi 9 janvier 2009 :

"Deux éditrices new-yorkaises racontent leur licenciement". L'une d'elle évoque l'avenir du livre et l'influence d'Internet sur le marché éditorial:

L'édition, assure Christina, "est autant bouleversée par Internet que la musique ou la presse". L'e-mail a entièrement modifié le métier. La vitesse qu'il a introduite bouleverse la chaîne, de l'accès aux textes des auteurs à la commercialisation des ouvrages. "Elle met une pression terrible sur les éditeurs, qui doivent lire plus de manuscrits et décider bien plus vite qu'avant."

Surtout, le Net transforme le rapport à la lecture. "Les jeunes n'ont aucune mémoire de l'avant Google. Il ne leur vient pas à l'idée d'aller en librairie. Ils fonctionnent différemment, n'ont que faire des critiques de livres ou des suppléments littéraires des journaux. Autonomes, ils ne font confiance qu'à leur jugement et fonctionnent en réseau hyper-connecté. Si l'un a adoré un livre, tout son entourage va le lire."

L'auteur de cet article, Sylvain Cypel conclut:

Le "livre-papier" connaît sans doute ses dernières heures. "Ce sera excellent pour l'environnement, mais les bibliothèques disparaîtront." Enonçant ces propos, ses yeux se voilent un instant. Christina abonde : "Je suis victime d'une inéluctable transition. Ce n'est pas une tragédie", mais à condition que les éditeurs sachent s'adapter. Sinon, dit-elle, beaucoup d'autres employés la suivront. "Optimiste le matin, pessimiste le soir", elle rêve de créer une agence de marketing numérique spécialisée dans l'édition. Mais la concurrence sera rude.

Pour ma part, je fais partie des geeks persuadés, comme Denis Balencourt, Brice Le Blévennec ou Damien Van Achter, que 2009 verra fleurir moult agences en e-marketing spécialisées dans l'édition. Editeurs, il est grand temps de surfer sur la vague!

07/01/2009

Présentation de mon livre par l'éditeur

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Ca y est, c'est concret! Mon livre fait partie des trois nouveautés de février 2009 au catalogue des éditions Luce Wilquin. Pour lire le résumé, cliquez ici. Et zou! 

05/01/2009

Et une couverture nouvelle, une!

Quel impact ont les couvertures de livres ? Un jour, j'ai fait l'expérience en observant une vitrine de librairie et les tables sur lesquelles étaient exposées les nouveautés. J'ai laissé parler mes yeux et je me suis attardée sur quelques photos de livres. Sans chercher à déchiffrer ni nom ni titre, ni éditeur. Juste pour voir vers quoi mon regard accrochait. Il va de soi que les lecteurs feuillettent parfois un livre rien que pour sa couverture. J'en suis sûre... Bref, avec mon nouvel éditeur, nous en avons parlé. Luce Wilquin a une très belle unité dans le graphisme de ses couvertures. Elle connait son métier.

Il y a quelques mois, elle m'a demandé ce que je désirais comme photo, et je lui ai parlé d'une bouche. Rouge.

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Car la première histoire de mon livre s'appelle La Bouche. Elle interpelle, fascine ses auditeurs. Vous pouvez d'ailleurs en écouter ici une version audio, qui avait été écrite pour la radio. La version du livre a été retravaillée pour être publiée...

Alors voici la couverture de mon livre qui sortira en février 2009!

Vous aimez?

31/12/2008

Etats-Unis: les plus belles couvertures de livres

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Tout autre chose, qui me titille au regard de la publication de mon livre en février:

Trouvé sur un blog américain : une sélection des plus belles couvertures de livres parus en 2008. Rares sont les couvertures immaculées au pays de l'Oncle Sam. Quoi que la sobriété puisse aussi faire mouche... A vous de juger sur l'excellent blog de Mr Joseph Sullivan du Book Design Review.

25/11/2008

Du blog au livre : Comment se faire éditer?

 

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Beaucoup d’entre vous m’écrivent pour connaître le truc ! Comment se faire éditer par un éditeur, un vrai ? Dans le cas des " Minutes célibataires", comment une série d'histoires podcastées sur mon site devient-elle un livre? Ma réponse est simple : j'ai envoyé le manuscrit par la poste! Non, contrairement à ce que prétend Wrath, cette blogueuse de très mauvaise humeur, il ne faut pas (toujours) avoir de relations dans le monde de l'édition pour être édité. J’insiste sur le mot toujours.

Que faut-il alors ? Il faut un bon texte, d'abord. Ensuite, beaucoup de patience et des petites économies pour les frais d'envoi et les timbres à payer. Il faut y croire, essayer chez l’un, chez l'autre (en ayant pris le temps d'étudier son catalogue), accepter les refus par lettres types, accepter de revoir son texte aussi si l’éditeur le suggère.

Dans mon cas, les nouvelles que j’avais écrites pour la radio vont être adaptées en livre, à la demande de Luce Wilquin. Ma nouvelle éditrice c’est elle : une femme de conviction, qui a lancé sa maison d’édition il y a 20 ans. Une maison européenne vouée à la fiction de création, qui a une centaine d’auteurs à son catalogue. Mes préférés parmi ces écrivains : Dominique Costermans, Luc Baba, Jacques De Decker, Patrick Roegiers et Daniel Charneux. Les éditions Luce Wilquin ont souvent découvert de jeunes pousses, comme Kenan Görgün et Aurelia Jane Lee, deux jeunes auteurs. Luce Wilquin soutient ses écrivains, ce qui n’est pas une évidence, loin de là. Voilà, maintenant vous savez où mon livre sera édité. Prochaine étape: la fabrication du livre.